[CCPT] Concept Protocol n°7 – Ourobot, un robot serpent qui se mort la queue

On entend parler depuis pas mal de temps de « réinvention de la roue »… Et même si l’on a eu droit à un peu de tout au niveau des idées, des géniales comme des bidons, au final c’est la roue traditionnelle telle qu’on la connaît qu’on continue d’utiliser dans notre quotidien depuis plusieurs décennies. Et ça n’est franchement pas si gênant que ça : la roue ronde, c’est très bien, vous ne trouvez pas ? Mais non, certains ne veulent pas le comprendre et restent accrochés à ce concept de « réinventer la roue »…

Voilà Ourobot, la nouvelle roue "révolutionnaire"...

Voilà Ourobot, la nouvelle roue « révolutionnaire »…


Bref, des étudiants de l’université des sciences appliquées allemande de FH Bielefeld ont décidé d’en rire en créant Ourobot, une roue déjantée (roue, jante, vous avez saisi la blague ?) composée de 12 parties, chacune possédant son propre servomoteur, un compartiment 3D-imprimé ainsi qu’un capteur de pression fixé sur la partie extérieure de la roue. L’avantage, c’est que grâce à quelques prouesses de codage, la roue « robot » peut faire varier sa « grille circulaire » et ainsi monter toute seule et comme une grande sur les bosses ou autres obstacles.

Ça n’a pas l’air comme ça, mais ça doit quand même demander pas mal de travail. Déjà, il faut que les parties se trouvant au sol ajustent leur angle de sorte à ce qu’ils se trouvent toujours face au sol même si elle n’est pas plate en pente. Les parties se trouvant en l’air n’ont pas de contrainte en soi, mais il faut tout de même respecter une règle : la somme des angles intérieurs de la totalité des servomoteurs doit faire 1800 degrés. Bref, il y a tout un tas de petits contraintes auxquelles ont ne pense pas forcément en regardant le bidule, qui a assurément dû demander un certain nombre d’heures de travail…

Toutefois, quelques bugs quant à l’odométrie sont présents. Par exemple, il peut arriver que soudainement, une partie décide ne plus bouger, bloquant totalement la roue. Selon l’une de leurs hypothèses, cela viendrait vraisemblablement des capteurs de pression en mousse compressible. La roue « croirait » donc être en descente alors que ce n’est pas le cas, et du coup s’arrêterait en fait de tourner. Mais cela devrait être corrigé dans la version 2.0. 😉

Bref, mieux que des mots, voici une vidéo qui résume bien le fonctionnement de l’engin (avec une intro bien sympa qui se « moque » gentiment des fans du concept de « réinvention de la roue ») :